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Sciences de la santé

Des options rentables font évoluer le traitement de la SP

Sarah Walker and her children
Sarah Walker and her children
Dr Mark Freedman

Dr Mark Freedman

Professeur en neurologie, Université d’Ottawa, & Directeur, Unité de recherche de sclérose en plaques, L’Hôpital d’Ottawa

La sclérose en plaques (SP) est une maladie à médiation auto-immune progressive. Sa nature complexe a fait en sorte que les traitements efficaces ont été lents à développer et coûteux. Aujourd’hui, les patients ont plus d’options de traitement que jamais mais, par conséquent, ont aussi plus d’interrogations, incluant le fardeau financier potentiel qui peut en découler.

L’arrivée par la suite des médicaments complexe non biologique ultérieur a changé la vie de nombreux patients atteints de SP, dont celle de Sarah Walker, une femme de militaire et mère de trois enfants et qui est originaire de Sault-Sainte-Marie, en Ontario. « J’ai reçu un diagnostic de SP récurrente-rémittente en 2014, explique Sarah. Le parcours menant vers le diagnostic a été l’une des expériences les plus effrayantes de ma vie. J’ai commencé à ressentir des symptômes sans liens apparents entre eux vers l’âge de 12 ans. Ça a commencé avec mes chevilles qui cédaient ce qui me faisait tomber et me faisait paraître assez maladroite. J’ai eu des problèmes de mémoire, je cherchais mes mots, j’avais de la difficulté à comprendre ce qui se disait autour de moi, j’avais aussi des problèmes de déglutition, de régulation de thermique, de fatigue chronique et d’insomnie — parfois de façon quotidienne. »

La dernière chose que l’on veut lorsque l’on doit s’adapter à un diagnostic qui change une vie, c’est s’inquiéter de l’argent. Heureusement, certaines options existent et contribuent à rendre la situation moins préoccupante. « Bien que la plupart des médicaments soient couverts par une assurance aujourd’hui, ils sont rarement entièrement couverts, de sorte que les patients doivent quand même payer un certain pourcentage, précise le médecin de Sarah, le Dr Mark Freedman. Ainsi, plus le médicament est cher, plus le coût pour un patient est élevé. Les médicaments complexe non biologique ultérieur réduisent considérablement le coût pour les patients, car il s’agit d’un médicament moins cher. »

De l’extrême à l’habituel

L’année de son diagnostic, Sarah prenait un médicament complexe non biologique, puis est passée quatre ans plus tard à un médicament complexe non biologique ultérieur qui convenait mieux à son état de santé. Depuis, elle est heureuse et en bonne santé grâce au traitement.

Parce que les molécules impliquées sont si complexes, les médicaments complexe non biologique ultérieur ne sont pas précisément considérés comme des génériques ou une copie exacte du médicament, mais il existe des normes à respecter auprès de Santé Canada qui garantissent leur efficacité.

Pour Sarah, il n’y avait aucune différence notable. « Ça a été facile de s’ajuster, indique-t-elle. Mon expérience avec les deux médicaments a été fantastique. »

Un traitement efficace dépend de chacun

Ce qui comptait vraiment pour Sarah, c’était de savoir que ses médecins prennaient en considération tous les aspects de sa pathologie et de sa situation personnelle lorsqu’ils décidaient du traitement spécifique qui lui convenait le mieux. « Je pense qu’avoir un plan de traitement personnalisé est très important pour les patients atteints de SP, confie-t-elle. Cette maladie est aussi individuelle dans sa présentation que le sont les patients eux-mêmes. Je connais trois autres patients atteints de SP dans ma région et nous avons comparé nos cas. Bien que qu’il se trouve des similitudes dans la façon dont la SP nous affecte, ce n’est jamais exactement la même chose d’une personne à l’autre. »

Parce que l’expérience de la SP est si individuelle, Sarah a trouvé un grand réconfort au sein d’un programme de soutien aux patients. « Le programme m’a été d’une grande aide, surtout sur le plan financier, ajoute-t-elle. Ils ont tellement aidé ma famille en approuvant un soutien financier qui couvrait les frais initiaux de mes médicaments, ce qui a réduit toute l’anxiété que j’aurais pu éprouver à devoir moi-même trouver les fonds. »

Pour les patients canadiens atteints de SP, il est rassurant de savoir qu’il existe une gamme de médicaments et de programmes de soutien. Les personnes atteintes de SP veulent simplement vivre leur vie. L’accès à davantage d’options leur donne le moyen de le faire.


Cette page a été rendue possible grâce au soutien de Pendopharm, un division de Pharmascience.
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