Les bouffées de chaleur peuvent être extrêmement perturbatrices, mais il existe aujourd’hui plus d’options de traitement que jamais.
Lors d’un voyage en Europe, l’été de ses 48 ans, Jodi Wheeler s’est dit qu’il devait y avoir une vague de chaleur. Comment expliquer autrement les violentes bouffées de chaleur qu’elle ressentait?
Lorsque les bouffées de chaleur ont persisté après son retour à Toronto, elle a réalisé qu’autre chose se passait.
« Je me réveillais la nuit trempée de sueur, dit-elle. Au début, c’était seulement une ou deux fois par semaine, puis c’est devenu quotidien. J’étais épuisée, j’arrivais à peine à passer mes journées. Cela me rappelait ces nuits sans sommeil avec un nouveau-né.
« Se réveiller avec des draps trempés était déjà difficile, mais les bouffées de chaleur sont devenues encore plus difficiles à gérer lorsqu’elles ont commencé à survenir pendant la journée. Je n’étais pas préparée à cela, dit Jodi. Je n’arrivais pas à me concentrer au travail. J’étais en pleine conversation avec un client et je devais m’excuser et prendre un moment pour me ressaisir. Je ne me sentais tout simplement plus maîtresse de mon corps. »
Jodi n’était pas seule – environ 80 pour cent des femmes vivent des bouffées de chaleur pendant la transition vers la ménopause – mais elle se sentait souvent ainsi.
Comprendre les bouffées de chaleur
Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, aussi appelées symptômes vasomoteurs, durent en moyenne de 7 à 10 ans. Elles surviennent pendant la ménopause lorsque le système de régulation de la température du corps est perturbé. Pour les femmes suivant un traitement contre le cancer du sein, la ménopause peut survenir plus tôt et causer de graves symptômes.
« Jusqu’à 40 pour cent des femmes ménopausées présentent des symptômes vasomoteurs graves, affirme Dre Wendy Wolfman, directrice de la clinique de la ménopause et de la clinique de l’insuffisance ovarienne prématurée à l’Hôpital Mount Sinai de Toronto. Si ces symptômes surviennent plusieurs fois par jour, ils peuvent avoir un impact sur la qualité de vie d’une femme et sa capacité à travailler.
« Les bouffées de chaleur peuvent parfois signaler un risque plus large pour la santé, ajoute Dre Wolfman. Des symptômes vasomoteurs graves et précoces ont été associés, chez certains groupes de femmes, à un risque accru de maladie cardiovasculaire et même à des changements cognitifs. »
Voyez quelles sont vos options
La ménopause est souvent sous-abordée et sous-traitée dans les soins de routine. Plusieurs femmes ne cherchent pas d’aide pour diverses raisons, notamment la croyance que les thérapies ne sont pas adaptées, qu’elles ne fonctionnent pas, ou que les symptômes se résorberont d’eux-mêmes.
Par ailleurs, on estime que 41 % des facultés de médecine canadiennes n’incluent pas la ménopause dans leur programme. Si les médecins ne reçoivent pas la formation nécessaire durant leurs études en médecine, ils ne peuvent pas être les partenaires dont les femmes ont besoin pour choisir les meilleures options de traitement.
« Les femmes doivent savoir que ces symptômes sont réels et ne devraient pas être banalisés, et que nous disposons de multiples options sécuritaires pour les traiter », affirme Dre Wolfman.
Bien que des mesures liées au mode de vie puissent aider certaines femmes, certaines trouvent un soulagement grâce à la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), à la réduction des déclencheurs, à des stratégies de rafraîchissement, à un soutien au sommeil, à la gestion du stress ou à l’acupuncture. Les données démontrant que ces approches réduisent les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont toutefois limitées.
Pour les femmes qui ont besoin de plus, des options sur ordonnance sont couramment disponibles. L’hormonothérapie constitue depuis longtemps un pilier du traitement sur ordonnance des symptômes vasomoteurs et demeure une option que de nombreuses femmes abordent avec leur médecin.
« D’autres traitements approuvés comprennent les nouveaux antagonistes des récepteurs de la neurokinine-3 (NK-3) — et, plus récemment, les antagonistes doubles des récepteurs NK-1/NK-3 — qui bloquent la signalisation hyperactive dans le centre de régulation de la température du cerveau à l’origine des bouffées de chaleur. Les traitements non hormonaux sont particulièrement utiles pour les femmes qui ne peuvent pas recourir à l’hormonothérapie standard, affirme Dre Wolfman. Parmi les options de traitement bénéficiant d’une certaine validation scientifique figurent les ISRS, les IRSN, la gabapentine et l’oxybutynine, mais ces derniers sont moins efficaces que l’hormonothérapie ou les nouveaux antagonistes des récepteurs NK, et ils s’accompagnent d’effets secondaires. »
Les femmes qui vivent des bouffées de chaleur peuvent discuter avec leur médecin de l’option qui pourrait leur convenir le mieux en fonction de leurs symptômes, de leurs antécédents médicaux et de leurs préférences personnelles.
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Cet article a été rendu possible grâce au soutien de Bayer.