Skip to main content
Home » News » L’évolution du traitement du cancer de la prostate
Mens Health

L’évolution du traitement du cancer de la prostate

Dr. Ricardo Rendon

Professeur au département d’urologie de l’Université Dalhousie, président du Groupe canadien d’oncologie urologique et ancien président de l’Association canadienne d’urologie

Dr. Fred Arsenault

Président de l’AMSMNQ et chef du département d’imagerie médicale du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec


Comment la recherche et les progrès ouvrent de nouvelles possibilités pour les patients.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. On estime qu’un Canadien sur huit en sera atteint au cours de sa vie.

« Environ 5 à 10 % des patients reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate métastatique lors de leur première consultation », explique le Dr Ricardo Rendon, professeur au département d’urologie de l’Université Dalhousie, président du Groupe canadien d’oncologie urologique et ancien président de l’Association canadienne d’urologie. « La plupart des patients reçoivent un diagnostic de maladie localisée, mais les recherches montrent qu’environ 20 à 30 % d’entre eux verront leur maladie progresser. »

Malgré sa prévalence, le taux de mortalité lié au cancer de la prostate est en baisse, ce qui reflète les progrès réalisés en matière de dépistage et de diagnostic.

Un paysage thérapeutique en pleine évolution

Les options de traitement du cancer avancé de la prostate évoluent. « Nous administrons des traitements hormonaux depuis les années 1950 », explique le Dr Rendon. L’hormonothérapie, également appelée traitement anti-androgénique, agit en supprimant la production de testostérone par l’organisme ou en bloquant ses effets, car de nombreux cancers de la prostate dépendent de cette hormone pour se développer. Cela peut ralentir ou arrêter la croissance du cancer, mais avec le temps, certains cancers de la prostate s’adaptent et continuent de se développer malgré de faibles niveaux de testostérone, un stade connu sous le nom de résistance à la castration.

Vers 2001, la chimiothérapie a été intégrée au traitement du cancer de la prostate, avec des essais cliniques testant des médicaments chez des hommes dont la maladie avait progressé après un traitement hormonal. La chimiothérapie consiste à utiliser des médicaments qui circulent dans l’organisme pour détruire les cellules à division rapide, y compris les cellules cancéreuses. Comme elle circule dans le sang, elle peut atteindre les cellules cancéreuses qui se sont propagées au-delà de la prostate.

Advertisements

Après 2011, de nouveaux traitements oraux ont été ajoutés aux traitements hormonaux. Ces traitements agissent en interférant avec les signaux spécifiques que les cellules cancéreuses de la prostate utilisent pour se développer.

La radiothérapie fait également partie du traitement du cancer de la prostate, tant aux stades précoces qu’aux stades avancés. La radiothérapie utilise des rayons ou des particules à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Elle peut être utilisée comme traitement initial ou après une intervention chirurgicale si des cellules cancéreuses persistent ou réapparaissent.

L’intégration de la médecine nucléaire dans la prise en charge des stades avancés de la maladie représente une nouvelle approche dans le traitement du cancer. Les thérapies en médecine nucléaire s’appuient sur le test du biomarqueur de l’antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA): le PSMA est la cible moléculaire qui permet à la fois l’imagerie diagnostique (scintigraphie PSMA par tomographie par émission de positons [TEP]) et les traitements ciblés. Ensemble, ces thérapies établies (hormonothérapie, chimiothérapie et radiothérapie) continuent de constituer la base du traitement du cancer de la prostate. Ces dernières années, de nouvelles approches diagnostiques et ciblées ont vu le jour, élargissant la gamme d’outils à la disposition des médecins et des patients.

Bien que les options de traitement continuent de se multiplier, chaque thérapie présente ses propres avantages et risques potentiels. Certains traitements peuvent entraîner des effets secondaires ou ne pas convenir à tout le monde. Il est important que les patients discutent avec leur équipe de soins de la santé des avantages et des limites potentiels de chaque option afin de déterminer l’approche la plus appropriée à leur situation individuelle.

Comment l’imagerie et la thérapie s’associent dans le cancer de la prostate

S’appuyant sur ces avancées, deux biomarqueurs clés, le PSA et le PSMA, jouent un rôle important dans la détection et la prise en charge du cancer de la prostate.

Le PSA (antigène prostatique spécifique) est une protéine produite par la prostate qui peut être mesurée par un test sanguin. Le test PSA est couramment utilisé dans le dépistage du cancer de la prostate et peut aider à identifier la maladie à un stade précoce. Il est également utilisé pour surveiller la réponse du cancer au traitement ou pour détecter une éventuelle récidive après le traitement.

Le PSMA est une autre protéine présente à la surface des cellules cancéreuses de la prostate. Les scintigraphies PSMA peuvent fournir des informations précieuses sur la propagation d’un cancer et aider à éclairer la prise de décision clinique, ce qui rend le PSMA important à comprendre pour les patients et les soignants.

« Grâce au PSMA, nous pouvons cibler ce récepteur sur la cellule cancéreuse et soit visualiser, soit traiter la maladie », explique le Dr Fred Arsenault, président de l’Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec (AMSMNQ) et chef du département d’imagerie médicale (CHU de Québec). Ce double rôle le rend précieux.

« C’est ce qu’on appelle la théranostique : utiliser la même technologie pour le diagnostic et le traitement », ajoute le Dr Rendon.

Les scintigraphies PSA et PSMA jouent un rôle dans le diagnostic du cancer de la prostate et dans les traitements ciblés.

Soins personnalisés et prise de décision partagée

Avec le nombre croissant d’options thérapeutiques disponibles, les discussions entre les patients et leurs équipes de soins de la santé prennent encore plus d’importance. Comprendre le rôle de chaque traitement et quand il peut être utilisé aide les patients et leurs familles à prendre ensemble des décisions éclairées.

« Les progrès réalisés dans le domaine des soins oncologiques offrent aux patients un large éventail d’options thérapeutiques », explique le Dr Rendon. « Connaître les options disponibles peut aider les patients à prendre des décisions éclairées avec leur équipe médicale et à choisir l’approche la plus appropriée à mesure que la maladie progresse. Il y a dix ans, nous avions très peu à offrir à nos patients dont le cancer progressait. Beaucoup de choses ont changé en dix ans et nous continuons à mener des recherches dans ce domaine, qui reste très actif en oncologie, avec de nombreux essais en cours. L’avenir est prometteur. »

Advertisements

Pour de plus amples renseignements sur le cancer avancé de la prostate et pour accéder à des ressources supplémentaires, visitez procure.ca ou prostatecanada.ca.

Cet article a été rendu possible grâce au soutien de Novartis Pharmaceuticals Canada Inc.

FA-11524363F

Next article